Construire les formes de son histoire
Atelier narratif accompagné
Pour certaines personnes, le défi n’est plus seulement d’exister symboliquement, mais de pouvoir se raconter, de mettre en forme une histoire — même fragmentaire, même indirecte. Lorsque le vécu est marqué par des ruptures, des pertes, des enfermements ou des atteintes identitaires, le récit peut être empêché, figé ou difficile à mobiliser.
L’atelier Se raconter autrement propose un espace artistique où le récit peut émerger sans injonction, par des chemins détournés : images, gestes, objets, écriture fragmentaire, mise en voix. Il ne s’agit pas de raconter frontalement, mais de construire progressivement des formes narratives qui permettent de se situer, de prendre de la distance et de relier les expériences.
Pensé comme un dispositif d’accompagnement, cet atelier mobilise le récit comme un outil de soin, de réappropriation et de mise en lien. À travers l’art, il devient possible de transformer ce qui est vécu, de donner forme à son histoire et d’ouvrir des espaces de relation, dans le respect des fragilités et des singularités de chacun·e.
Objectifs
• Structurer un récit personne • Mettre à distance l’expérience vécue • Donner du sens au parcours • Renforcer la capacité à se situer et à se relier
Modalités
• Atelier collectif en institution • Format adaptable selon le contexte • Propositions artistiques multidisciplinaires • Dispositif progressif, structuré et ajusté
Projet
• Projet co-construit avec les équipes • Adaptation au cadre institutionnelle • Temps d’échange avec les équipes • Intervention sur demande
Se raconter pour se situer et se relier
À qui s’adresse cet atelier ?
Cet atelier s’adresse à des personnes vivant des fragilités identitaires ou existentielles, accompagnées au sein d’institutions ou de structures spécialisées. Il concerne notamment des publics confrontés à des ruptures de parcours — maladie, incarcération, exil, vieillissement —, vivant une perte de repères ou de continuité biographique, ou ayant besoin de redonner du sens à leur expérience. La parole y est possible, mais souvent fragile, fragmentée ou difficile à organiser.
Se raconter autrement n’est ni un groupe de parole, ni un atelier d’écriture classique, ni un espace d’exposition de soi. Il s’agit d’un atelier d’accompagnement collectif où le récit est abordé de manière indirecte, symbolisée et créative.
Ici, le récit n’est jamais une obligation. Il peut être fragmenté, fictionnel, métaphorique, visuel, corporel ou partagé. L’enjeu est de permettre aux participant·es de relier des fragments d’expérience, de retrouver une forme de continuité, de mettre à distance ce qui fait souffrance et de se reconnaître progressivement comme sujet d’une histoire. Le récit devient un outil de transformation et de mise en lien, et non une injonction à dire ou à se dévoiler.
Un atelier mobile, au cœur des institutions
Se raconter autrement est un dispositif mobile, conçu pour se déployer directement au sein des institutions partenaires, dans les lieux de vie et d’accompagnement des participant·es. Art-T intervient en lien étroit avec les équipes afin de s’inscrire dans les cadres existants, de respecter les réalités du terrain et d’ajuster les modalités aux publics et aux enjeux spécifiques.
Chaque projet est co-construit, tant dans sa durée que dans son organisation, en fonction du contexte institutionnel. L’atelier peut être mis en place dans différents types de structures — établissements pénitentiaires, institutions pour personnes âgées, services hospitaliers ou de soins de longue durée, structures d’accueil ou dispositifs d’accompagnement social et psychosocial — toujours dans une logique de complémentarité avec les équipes en place.
Le travail narratif nécessite un cadre particulièrement contenant. Les groupes sont à taille réduite, les règles sont claires et partagées, la confidentialité est garantie, et chacun·e peut s’engager à son rythme, avec un droit au silence et au retrait. Les ateliers sont encadrés par des professionnel·les formé·es à l’art-thérapie, attentifs aux effets du récit, aux enjeux de mise en mots et à la dynamique du groupe.
Ce qui se vit dans l’atelier
Les séances proposent des dispositifs artistiques qui permettent au récit d’émerger progressivement, dans le respect du rythme et des limites de chacun·e. L’entrée se fait toujours par la création : écrire de manière fragmentaire ou poétique, créer des images ou des supports narratifs, travailler à partir d’objets, mettre en voix, construire des récits individuels ou collectifs, explorer des formes légères de mise en scène.
La parole n’est jamais sollicitée de manière directe : elle passe par le détour de l’acte créatif. Il n’y a aucune obligation de raconter sa “vraie” histoire. La fiction, la métaphore ou le déplacement sont pleinement reconnus comme des voies d’accès possibles. Le récit peut ainsi prendre différentes formes — fragmentées, visuelles, symboliques, corporelles ou partagées — selon ce qui est juste pour chacun·e.
Pouvoir se raconter, même partiellement, permet de relier des fragments d’expérience, de retrouver une continuité, de mettre à distance ce qui fait souffrance et de se reconnaître progressivement comme sujet d’une histoire. Dans cet atelier, le récit n’est jamais une injonction à dire ou à se dévoiler, mais un outil de transformation, au service de la mise en lien et de la reconstruction.
Construire un projet ensemble
Cet atelier est conçu pour être mis en place au sein des institutions, en lien direct avec les équipes et les réalités du terrain. Il fait l’objet d’une co-construction avec la structure afin d’ajuster précisément le dispositif aux publics concernés, aux objectifs d’accompagnement et au cadre existant. Les interventions s’inscrivent dans une logique de cycle, avec un minimum de 10 séances permettant un travail de progression, de structuration et d’appropriation du récit. Le rythme, la durée et la composition des groupes sont définis en concertation, dans une logique d’adaptation au fonctionnement de l’institution.
Les conditions financières sont établies sur base d’un tarif horaire, auquel s’ajoutent les frais de déplacement. Un devis est proposé à l’issue d’un premier échange, en fonction du projet et du niveau d’accompagnement attendu.
Pour recevoir les informations détaillées ou prendre contact : contact@art-t.be