Art-T : Centre de recherche artistique, d'accompagnement et de formation en art-thérapie
Depuis 2012, Art-T développe un territoire artistique singulier où le corps, l’espace et la mémoire deviennent les moteurs d’une recherche continue. Des premières explorations dans l’ancienne Quincaillerie (lieu brut devenu partenaire de jeu) jusqu’aux formes immersives des dernières années, chaque création a ouvert un nouveau champ d’expérimentation.
Les premières années ont forgé un langage fondé sur la présence, le risque et le sensible : Tiroirs de mémoire, Bric-à-brac humain, Processus performatifs. Peu à peu, les projets se sont affirmés et professionnalisés à travers des laboratoires scéniques où les interprètes confrontent leurs ombres, leurs contradictions et leur désir de vérité.
Avec des pièces majeures comme Rêves et (dé)Lear, Celui qui part…, I Love You, Le Grenier ou Maelström, Art-T s’est imposé comme un lieu où la scène devient traversée : immersion, chaos fertile, identité en mouvement, transformation intérieure.
Au fil des années, l’esthétique s’est affinée : hybridation des disciplines, dramaturgies non linéaires, écriture sensible du corps, attention aux espaces, aux traces et aux héritages. Art-T a ainsi construit une identité rare : un art du vivant où le public n’assiste pas seulement à un spectacle, mais entre dans un monde à habiter — un art qui écoute, qui relie et qui interroge ce qui fait l’humain.
Aujourd’hui encore, Art-T avance sur ce fil : créer comme on explore, transmettre comme on recherche, et faire de la scène un lieu de transformation partagée.
Les créations qui suivent constituent les traces de ce chemin artistique. Chaque pièce marque une étape de la recherche menée par Art-T, où la scène devient un espace d’exploration, de rencontre et de transformation.
Après les recherches vient le moment de composer, de réunir les différents langages : théâtre, danse, performance, voix. Le festival devient un espace de circulation des formes et des processus. Ici, créer, c’est partager un chemin plutôt qu’un résultat.
Il ne s’agit plus d’ouvrir, mais d’assembler des fragments de textes, des gestes inachevés, des récits collectés au fil des ateliers. La création se compose de morceaux en circulation. Le spectateur progresse dans un processus toujours en cours, jamais figé.
C’est là que tout commence... Dans un bâtiment industriel brut, chargé de poussière et de gestes anciens, les corps arrivent sans forme préétablie et se laissent traverser par l’espace. On fouille, on ouvre, on déplace. La création naît du dialogue entre les corps, le lieu et la matière.